La Fête du Compromis réel

Aujourd’hui 30 Mars a lieu actuellement la troisième édition de la « Fête du Pays Réel » organisée par Civitas à Rungis. Nous avions déjà dénoncé cette égarant évènement dans notre billet intitulé « La grande compromission » mais nous n’imaginions pas à quel point nous avions malheureusement raison …

Bien que nous ne soyons pas légitimistes, nous publions ci-dessous un excellent billet d’une association se réclamant de ce courant, l’UCLF. Son analyse sur cette fête est précise et très juste, hormis sur la question de la vacance du siège (des points que nous ne publierons pas). S’ils nous semblent encore très modérés à notre goût sur la question politique, légitimisme voulu, ils nous semblent néanmoins pertinents sur de nombreux points.

Ce texte datant du 2 Mars devrait être mis à jour, puisqu’il y a eu de la nouveauté entre temps. Par exemple, la maison d’édition socialisante – pour ne pas dire marxisante – « Kontre Kulture » aura son stand. S’il ne fait aucun doute qu’elle devrait vendre l’immonde livre hérétique du marcionite Claude Timmerman, nous nous demandons s’ils étaleront également d’autres de leurs best-sellers comme « Le petit livre vert de Kadhafi », « Le testament politique d’Adolf Hitler », « Souvenirs de Corée du Nord » ou « Introduction à une étude méthodologique du Coran ».

Bonne lecture …

Daniel


Source : http://uclf.org/linstitut-civitas-est-il-encore-chretien

Le samedi 30 mars prochain, Civitas — officiellement « parti politique » depuis juin 2016 –, organise la « 3e Fête du Pays Réel » à l’espace Jean Monnet à Rungis.
Une Fête du Pays réel ? Qu’est-ce donc ? Selon ses organisateurs :

c’est la volonté, durant toute une journée, de mettre à l’honneur la France des terroirs et des clochers dans une ambiance unitaire, conviviale, joyeuse et familiale.

Cette 3e édition se distinguera des deux précédentes par la tenue d’un colloque « organisé par le Conseil Scientifique de Civitas », un colloque dont le thème général sera : « Grand remplacement : mythe ou réalité » [ndlr : concept repris de l’identitaire pédéraste Renaud Camus, soit dit en passant].

À ce colloque interviendront, outre Alain Escada :
– deux ou trois personnalités catholiques jouant le rôle de caution de la manifestation, car on les retrouve en bien étrange compagnie :
– Claude Timmerman, Claude Meunier-Berthelot, Bernard Lugan, Dominique Tassot, Jean-Yves Le Gallou et Pierre Hillard.

Nous nous intéresserons à ces derniers personnages dont on se demande vraiment comment ils pourraient « mettre à l’honneur la France des terroirs et des clochers ».

Claude Timmerman : le « catholique traditionaliste » pour qui la Bible n’est qu’un tissu de fake-news juives

Claude Timmerman est un biologiste, statisticien, spécialiste de la génétique des populations diplômé de l’ENS. Catholique traditionaliste, il a participé régulièrement au Libre Journal de Serge de Beketch sur Radio Courtoisie et publié des articles sur différents médias, tels que Rivarol, Boulevard Voltaire ou Medias-presse.info. Il a entrepris depuis une dizaine d’années des recherches sur les origines historiques du peuple juif.

C’est ainsi que le présente la préface de son dernier ouvrage Judéo-christianisme – Travestissement historique et contre-sens idéologique, paru en 2018 aux éditions Kontre Kulture d’Alain Soral l’animateur bien connu d’Égalité & Réconciliation. Claude Timmerman intervient en fait très fréquemment sur Medias-presse.info — le site de l’Institut Civitas — et donne de nombreuses conférences, annoncées tant par Égalité & Réconciliation que par Medias-presse.info.

Notre auteur s’est posé la vraie question, qui n’est pas celle

de la véracité des affirmations bibliques, mais bien celle de la sincérité et du but poursuivi à l’origine par les rédacteurs de ces textes élaborés tardivement, relatant des faits rapportés supposés très anciens.

Préface d’Anne Lucken de l’ouvrage de Claude Timmerman, Judéo-Christianisme, Kontre Kulture, 2018, quatrième de couverture.

Et les découvertes de M. Timmernan de tomber :

La création du monde dans la Genèse ? « Une appropriation, en synthèse, des mythes de Sumer.»
Claude Timmerman, op. cit., p. 244.
La descendance de Caïn pose problème : « Aucune femme n’étant notée dans la descendance d’Adam qui n’aurait eu que deux fils, on est conduit à supposer que Caïn lorsqu’il “prit femme” mit sa mère Eve, enceinte … » Claude Timmerman, op. cit., note 107, p. 255
Abraham est un mythe 8 « […] personne ne sait même si l’ancêtre biblique du peuple juif Abram, ou Joseph, ont seulement existé …» Claude Timmerman, op. cit., note 107, p. 37 + Claude Timmerman, op. cit., p. 52.
Sur l’Exode : Jamais « les Hébreux, collectivement, n’ont mis les pieds en Égypte 10. » Claude Timmerman, op. cit., p. 52.
Quant à Moïse… son histoire « est rocambolesque dès sa naissance ». Soyons sérieux : « lancer un berceau le long de la berge du Nil, au milieu des roseaux où s’ébattent les crocodiles » est-elle la meilleure idée pour une mère désireuse de sauver la vie de son bébé ? Et ses tribulations dans le Sinaï « n’ont plus aucun sens… Soutenir cela frise la plus totale absurdité ».
Claude Timmerman, op. cit., p. 87, p. 89 et p. 101.
Et les rois David et Salomon… Il « n’existe aucune donnée archéologique permettant de dater le règne de David ». Il n’existe pas, non plus, de « trace archéologique de ces splendeurs évoquées, concernant tant le fameux Temple que les autres réalisation supposées de Salomon »… Claude Timmerman, op. cit., p. 141, p. 147
Et Yahvé, dans tout cela ? Nous avons failli l’oublier ! Yahvé personnifie :

le dieu des aspirations juives :
– Le dieu vengeur de ces Israélites perpétuellement vaincus et humiliés tout au long de leur histoire par les colonisateurs de la Palestine qui les a vus s’individualiser : l’Égyptien comme l’Assyrien ;
– Le dieu flamboyant de l’ethnocentrisme, célébrant la judéité, exclusif, face à tous les autres peuples ;
– Le symbole unitaire d’une nation émergente : le peuple juif.
Claude Timmerman, op. Cit., p. 312.

Tout serait à citer dans cet ouvrage d’une richesse que l’on a du mal à soupçonner ! On reste songeur quand on pense qu’il a fallu attendre le travail de M. Timmerman pour réfuter l’exégèse d’un saint Augustin, d’un saint Jean Chrysostome et de tous les docteurs de l’Église, et pour enfin se rendre compte que la Bible n’est qu’un tissu de Fake News juives.

La recension de l’ouvrage de Timmerman par Civitas

Aussitôt connues les révélations ci-dessus, le site Medias-Presse-Info de Civitas en fait une publicité où on lit l’affirmation stupéfiante :

Voilà pourquoi ce livre s’attelle à dévoiler deux mille ans d’affabulations et d’anachronismes et met en évidence toute la différence qu’il y a entre se doter d’une divinité que les Hébreux se sont choisie et suivre un Dieu révélé.

On retrouve cette publicité sur le site Kontre Kulture d’Alain Soral. En effet, la même aversion contre un Ancien testament — suspect, car juif — est d’ailleurs partagée par d’autres auteurs comme Youssef Hindi (conseiller musulman de Civitas) : ou encore Laurent Guyénot :

Funeste divinité que Yavhé… La Bible hébraïque, dont la marque de fabrique est l’inversion de toutes les vérités anthropologiques (à commencer par la femme sortant du sein de l’homme)… c’est Yavhé qui enseigne que l’homme n’a pas d’âme et que le bien est la haine de l’autre.

Faut-il, comme le suggèrent les publications soraliennes — ainsi que Civitas, sa courroie de transmission dans les milieux cathos –, faut-il donc se résoudre à mettre certaines paroles du Christ à la déchetterie :

Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi et les Prophètes. Je ne suis pas venu démolir, mais réaliser pleinement… pas une lettre, pas un accent de l’Écriture ne seront effacés, mais tout se réalisera. (Matthieu, 5, 13-19) ?

Autre position étrange de M. Timmerman : « Les deux pires maux dont souffre l’Afrique sont les antibiotiques et la vaccination » !
Claude Timmerman s’intéresse aussi à l’Afrique, et on ne sait pas bien s’il s’agit du continent ou de sa population, car on a peur de comprendre :

Bien avant que Bernard Lugan ne l’énonce… j’ai souligné que les deux pires maux dont souffre l’Afrique sont les antibiotiques et la vaccination.
Franck Abed, « Entretien avec Claude Timmerman », 2 juin 2018.

Jean-Yves Le Gallou, l’apôtre de l’Europe païenne

De l’ENA à la Fondation Polémia.
– Ancien élève de l’ENA, Jean-Yves Le Gallou est né en 1948.
– Il adhère mouvement anti-chrétien GRECE dès sa fondation en 1969.
Rappelons que le GRECE — sous la direction du « philosophe » païen Alain de Benoist — se propose d’élaborer une « nouvelle culture de droite » :

Face à cette crise d’identité qui menace désormais l’Europe… quelques penseurs français (Alain de Benoist parmi d’autres) ont prôné le retour à cette religiosité européenne pré-chrétienne qui, cachée encore sous les cendres de notre superficialité, serait peut-être capable de rallumer la flamme d’un instinct de survie moribond… Pourquoi, par conséquent, l’Europe identifierait-elle son être profond à une religion importée [le christianisme] ? Pourquoi ne chercherait-elle pas plutôt son salut du côté d’une religion païenne, voire indo-européenne retrouvée ?

Quelle religion pour l’Europe ?, Textes et propos rassemblés par Démètre Théraios, Georg Éditeur, 1990, pp. 11-12.

Le christianisme est mort de ce qui l’a institué.

Quelle religion pour l’Europe ?, op. cit., p. 41 « Sacré païen et désacralisation judéo-chrétienne du monde », par Alain de Benoist.

– En 1974, avec Yvan Blot et Henry de Lesquen, il fonde le Club de l’horloge, « Cercle de réflexion métapolitique français » devenu, en 2015, le Carrefour de l’horloge.
– Dans les années 80, il collabore à la revue Éléments dont l’éditorialiste est, depuis l’origine, le païen Alain de Benoist (sous le pseudonyme de Robert de Herte).
– En 2003, il crée la Fondation Polémia, « Cercle de réflexion », qui anime la cérémonie annuelle des Bobards d’or.
– Co-fondateur de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne.

Bernard Lugan, le contempteur des missions chrétiennes

Co-fondateur de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne
Fondé au sommet du Mont Olympe, « à la veille du solstice d’été », le 21 juin 2014, l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne est dirigé par Philippe Conrad (qui en est le président), Jean-Yves Le Gallou et Bernard Lugan.
Souhaité par le païen Dominique Venner — alias “le suicidé de Notre-Dame de Paris”–, cet institut a pour « vocation de transmettre les traditions de la civilisation européenne et de former à sa connaissance et à son histoire 22». Et Philippe Conrad de préciser à l’aide de deux “belles” figures de l’anti-christianisme (Dominique Venner et Nietzsche) :

Au-delà de l’œuvre de Dominique Venner, il s’agit d’inscrire son travail dans la durée, notamment chez les jeunes générations, avec la certitude que Nietzsche avait raison : « Le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire ».

Source : Breizh-info

On appréciera la référence à Nietzsche, anti-chrétien obsessionnel et théoricien de la mort de Dieu qui, en 1888, écrivait dans L’Antéchrist : « Le christianisme et l’alcool, les deux plus grands agents de corruption » !

Un avis sur l’Institut Iliade, celui de l’excellente journaliste Jeanne Smits qui déplore sur son blog :

Je viens de regarder la vidéo mise en ligne par l’Institut Iliade. Elle laisse un goût amer, celui d’une pensée refermée sur la matière, sacralisant la jeunesse et la race, fermée à la grâce… Mon Europe est celle qui a pris le large pour annoncer cet Évangile jusqu’aux confins de la terre… Mon Europe ne vénère pas Venner, et son suicide sacrilège …

Jeanne Smits, « “Europe, ton soleil revient !” Réflexions sur la vidéo de l’Institut Iliade », Le blog de Jeanne Smits, 27 mars 2017.

Sus aux missionnaires, aux religieuses soignantes, aux médecins coloniaux…

Sous le prétexte d’avoir été coopérant au Rwanda de 1972 à 1982, puis en 2003, mandaté par l’ONU auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda, Bernard Lugan se taille rapidement une réputation d’« expert africain ».
En 2015, il publie Osons dire la vérité à l’Afrique, ouvrage dans lequel il part en guerre contre les missionnaires et plus généralement contre ceux qui y ont œuvré avec dévouement et loyauté :

[…] n’est-il pas temps de reconnaître, « l’enfer étant pavé de bonnes intentions », que les missionnaires, les religieuses soignantes, les médecins et les infirmiers coloniaux ont, au nom de leur « amour des autres », notion universaliste européenne, provoqué le cataclysme démographique qui, aujourd’hui, tue l’Afrique à petit feu ?

Le 3 juillet 2015, il précise sur son blog :

Or cette explosion démographique [de l’Afrique] s’explique parce que les missionnaires, les religieuses soignantes, les médecins et les infirmiers coloniaux ont, au nom de leur « amour des autres », délivré les Africains de la lèpre, de la rougeole, de la trypanosomiase, du choléra, de la variole, de la fièvre typhoïde ; ce, pendant que les militaires les libéraient de l’esclavage arabo-musulman.

En 2018, dans une interview à Breizh-info.com, il fait preuve d’un cynisme absolu :

La situation va aller en s’aggravant à partir du moment où le vaccin contre la Malaria va être répandu. À l’heure actuelle, le seul frein à la surpopulation africaine, c’est la Malaria qui tue, malheureusement des jeunes enfants. Mais le vaccin est quasiment prêt à sortir, et mis dans les 10 années qui viennent sur le marché et distribué par les ONG …
Bernard Lugan, Breizh-info, « L’Afrique va continuer à se déverser inéluctablement en Europe », 12 avril 2018

Et le pessimisme de l’envahir :

[…] l’Afrique est partagée entre deux grandes religions, l’Islam et le Christianisme, qui sont deux religions contre les politiques de natalité, de contrôle.

Pour réparer les « méfaits » de ces missionnaires et autres médecins, Bernard Lugan propose différentes mesures, dont… le modèle chinois de maîtrise de la « croissance démographique ».
Bernard Lugan, Osons dire la vérité à l’Afrique, Éditions du Rocher, 2015, pp. 145-146.
(…)

Claude Meunier-Berthelot, collaboratrice de Riposte Laïque

À l’instar de Pierre Hillard et de Youssef Hindi, cette enseignante et essayiste est membre du Conseil de Civitas, ce qui ne l’empêche pas de collaborer régulièrement à Riposte laïque. (…)

Pierre Cassen, membre fondateur, copréside Riposte laïque depuis le 8 septembre 2007. Il a milité au PCF, à la Ligue communiste révolutionnaire, à la CGT et à l’Union des familles laïques.

Christine Tasin copréside Riposte laïque depuis le 21 septembre 2007.
En 2013, elle publie un « fascicule » intitulé : Qu ‘est-ce qu ‘elle vous a fait la République ?. Quelques citations :

Certes la première libération, d’où découle tout le reste, est celle du péché originel. Ce dogme qui nous empoisonnait depuis Saint-Agustin [sic] (soit le quatrième siècle) prétendait expliquer l’origine du mal sur le terre et interdire à l’homme toute liberté de s’en affranchir sans Dieu ou plutôt sans la grâce de ce dernier.

Cracher sur la laïcité, c ‘est cracher sur le seul système qui, si la loi de 1905 était appliquée, per­mettrait le respect des consciences, des croyances, des cultes, la liberté de l’être humain, et assure­rait la préséance de la loi humaine, celle du peuple, sur celle de Dieu… Cracher sur notre héritage de 1789, c’est vouloir nous renvoyer à la barbarie, à la féodalité, aux privilèges.

Les ouvrages de Claude Meunier-Berthelot sont recommandés par la Fonda­tion Polémia voire préfacés par Jean-Yves Le Gallou :

Les habitués de Polémia connaissent bien Claude Meunier-Berthelot, dont les ana­lyses pénétrantes sur la déliquescence du système éducatif français sont régulièrement diffusées sur le site [ndlr : de Polemia].

En 2015, Claude Meunier-Berthelot publie C’est l’identité française qu’on assassine, étude précédée d’une préface du païen Jean-Yves Le Gallou intitulée : « L’École, instrument du Grand Remplacement ».

Stands traditionnellement présents à la Fête du Pays réel

Synthèse nationale de Roland Hélie

Le sens de notre combat a toujours été le même : lutter contre le mondialisme destructeur des nations, des peuples et des identités ; instaurer un Ordre nouveau, nationaliste, social, populaire et identitaire, seul capable de sauver notre civilisation européenne face à la volonté hégémonique et génocidaire de l’hyper-classe apatride. […] Concilier la tradition et la révolution, tel est le sens de la synthèse que nous proposons.

Source : Éditorial du n°30 de la revue Synthèse nationale (janvier février 2013)

C’est ainsi que dans ses fêtes identitaires, Synthèse nationale réunit Alain Escada président de Civitas et le président de Terre et peuple, le païen Pierre Vial, ancien du GRECE, lequel déclarait dans son Discours de Genève du 20 janvier 2013 :

Notre mission est de réveiller la conscience raciale des peuples blancs… Ceux-ci sont désarmés moralement, intellectuellement, psychologiquement… Sont responsables de cet asservissement les monothéismes, les religions du Livre, les fils d’Abraham, comme se définissent aussi bien les musulmans et les chrétiens que les juifs… C’est pourquoi c’est en retrouvant la fidélité à leur âme la plus profonde, à leur plus longue mémoire, à l’héritage des ancêtres, donc à leur identité païenne que les peuples européens pourront se libérer, se remettre debout.

Source : Le site Synthèse nationale de Roland HÉLIE.

Les liens entre Synthèse nationale, Civitas et Terre & Peuples sont très étroits, et depuis des années on retrouve ces mouvements dans les mêmes manifestations. Ainsi rencontre-t-on lors de la 12e journée de Synthèse nationale du 14 octobre 2018, Alain Escada et Thierry Bouzard, le délégué Civitas pour la Région parisienne. Thierry Bouzard a même eu l’honneur de présenter le concert du chanteur païen Docteur Merlin, lui aussi ancien du GRECE et auteur bien connu du Blues du Crucifié :

Christos blues
Ouais, c’est le blues du crucifié
L’histoire du type qu’a un gros nez
Son père était un charpentier
Qui voulait pas se mettre en piste
Alors sa mère s’est fait draguer
Par un centurion pas raciste
Et dans l’étable elle a pondu
Un mec minable, un vrai faux-cul,
Le crucifié.

Dissidence française, le parti évolien (de l’occultiste fasciste italien Julius Evola)

La référence ultime de ce parti est la philosophie de l’initié antimoderne (mais aussi antichrétien) Julius Evola, comme le montre le Credo du mouvement, ainsi que la page résumant la multitude des articles consacrés au sinistre personnage.

Comme René Guénon, Evola s’oppose à la Franc-maçonnerie moderne égalitariste pour promouvoir une FM “traditionnelle” aristocratique, « virile et solaire ». Si on le voit défendre le droit divin, ce n’est pas dans l’acception classique du roi légitime soumis à Dieu, car édictant des lois conformes à la loi naturelle voulue par Dieu pour les hommes — loi naturelle accessible à la seule intelligence sans la Révélation. Par droit divin, Evola entend le droit de l’initié — devenu de fait comme un dieu — de commander le reste des hommes à sa convenance. Evola défend donc un pseudo droit divin sans le droit naturel associé qu’il réfute :

Aussi la notion même de « droit naturel » est-elle une pure fiction, dont on connaît d’ailleurs l’usage anti-traditionnel et subversif. Il n’y a pas de nature « bonne » en soi, où seraient préformés et enracinés les principes intangibles d’un droit devant valoir égalitairement pour tous.
Julius Evola, Révolte contre le monde moderne, Éditions de l’Âge d’homme, Paris, 1991, p.64.

Soyons clairs : il est impossible de commander un mouvement évolien sans être soi-même initié par une loge maçonnique. En effet, les FM traditionnels, disciples de René Guénon et de Julius Evola, reconnaissent l’initiation des loges démocratiques qui sont pour eux comme « l’âne qui porte les reliques ». René Guénon, Aperçu sur l’initiation, Villain et Belhomme, Éd. traditionnelles, Paris, 1973, (éd. corrigée), p. 59.

Leur initiation est réputée valide et efficace, même si ces ânes démocrates ne le savent pas… Les disciples d’Evola sont bien d’authentiques maçons ennemis du Christ, comme leurs frères démocrates.

Philippe Randa, le gai antichrétien

Philippe Randa n’est pas qu’éditeur. Il est aussi ancien collaborateur de Gaie France et, dans les années 1990, on le retrouve défenseur de Gabriel Matzneff (Cf. la page Wikipédia de Philippe Randa.), le pédophile prosélyte qui, en 2000, a failli obtenir le prix de l’Académie française…
C’est aussi l’auteur de B.A.-B.A. Homosexualité (Pardès, 2004) où il apparaît comme un spécialiste de toutes les perversions imaginables, un ouvrage dont la conclusion est la suivante :

On l’aura vu, il n’y a rien de secret chez les homosexuels, ni de malfaisant non plus… ou disons, pas plus que chez les hétérosexuels (p. 125).

Philippe Randa est aussi l’ennemi impitoyable du catholicisme :

Les missionnaires chrétiens, même si leurs actions n’ont pas toujours eu que de mauvaises conséquences, restent pour moi les plus grands criminels de l’Humanité… (La Mafia Rose, « Entretien avec Philippe Randa » par Égalité & Réconciliation, 28 mars 2014.)

La qualité de la photographie est trop médiocre pour vérifier si figurait — parmi les livres présentés en 2018 — le dernier ouvrage qu’il venait d’éditer alors Le Paganisme Recours spirituel de l’Europe de Gilbert Sincyr (Dualpha). C’est dommage, car les participants auraient pu s’instruire :

[l’Europe] a été conquise et déculturée par une religion [le christianisme] dont l’esprit lui était totalement étranger. (p. 193)

ou encore :

toute puissante, l’Église, qui sanctifiera comme martyrs, ses membres persécutés, n’hésitera pas à employer tous les moyens, y compris la torture et le bûcher… (p. 141)

ou bien:

[les] Européens sont privés de leur héritage cultuel depuis près de deux mille ans ! (p. 179).

On retrouve donc aussi chez Randa toutes les vieilles lunes antichrétiennes du mouvement GRECE.

Égalité & Réconciliation d’Alain Soral

Nous l’avons vu, l’ombre d’Alain Soral plane sur Civitas : plusieurs membres de son conseil viennent d’Égalité & réconciliation, et les deux mouvements coorganisent nombre de manifestations.

Il ne serait peut-être pas inutile de s’intéresser à l’architecte de ce mouvement dont Civitas joue la courroie de transmission dans les milieux catholiques.

Alain Soral est bien connu pour son combat antisémite habillé par l’expression “antisionisme”. Cependant ce grand admirateur de Robespierre et de Hugo Chavez manifeste d’autres centres d’intérêt, suffisamment pour y consacrer des livres. Ainsi Misère du désir publié en 2012, dans lequel on peut lire (ATTENTION ! les écrits et les liens suivants sont pornographiques. Nous les livrons en espérant que les lanceurs d’alerte ne seront pas lynchés à la place du pervers…) :

Que certaines femmes aient besoin de l’illusion de la spiritualité pour se faire mettre et que des malins en abusent, c’est de bonne guerre, mais en Occident sur ce sujet la religion majoritaire est sans ambiguïté : si pour les bonnes sœurs le vœu de chasteté signifie se garder pure pour Jésus, pour les prêtres qui font vœu de célibat, on reste pur en se gardant des femmes (d’où ce goût des petits garçons).

Il y raconte son expérience homosexuelle qu’il semble conseiller aux adolescents pour se rassurer quant-à leur orientation sexuelle :

[Passage censuré par Radio Regina]

Rien ne nous est épargné : de l’orgie scatologique (p. 195) à la zoophilie (p. 46-48.). Il conclut ce dernier épisode par :

Quoiqu’il en fut, ce pur moment de tendresse — resté jusqu’à ce jour secret — est le plus beau moment de communion charnelle dont je me souvienne. Ouaf ! Ouaf ! (sic)

Quel crédit peuvent encore espérer ceux-là (…) qui par ailleurs acceptent de cautionner par leur présence dans une même manifestation les mouvements de tels tordus ?

Conclusion sur l’objectif de « mettre à l’honneur la France des terroirs et des clochers »

Qu’il nous soit permis de douter qu’une pareille brochette d’allumés, de détraqués, de corrupteurs en matière de foi et/ou de mœurs, d’ennemis affichés du Christ et de son Église (Égalité & Réconciliation, Riposte laïque, Synthèse nationale, Polémia, Dissidence française, …) représente « la France des terroirs et des clochers », et constitue un exemple d’engagement pour la jeunesse. Il y a manifestement publicité mensongère.

En réalité, le seul liant réel de tous ces mouvements est l’antisémitisme qui tient lieu d’unique pensée politique, voire de religion. Par cet œcuménisme dévoyé, l’institut Civitas ne choisit pas l’union pour la France chrétienne — pour laquelle elle est bien incapable d’esquisser le moindre projet politique concret — mais une union contre une portion de population (les juifs) désignée comme source de tous les maux, soit le degré zéro de la politique. (…)

Imposture ! Publicité mensongère !