L’absurde RIC des Gilets Jaunes : voyons voir le modèle suisse …

Beaucoup de Catholiques ou prétendus comme tels, par haine justifiée et légitime contre la république ou pour d’autres motifs, se sont malheureusement égarés dans le pernicieux mouvement des Gilets Jaunes. Or, la fin ne justifie pas les moyens. Vouloir renverser le gouvernement immoral de Macron ne justifie pas d’adopter la doctrine révolutionnaire libérale et socialiste, tant dans les moyens employés que dans la finalité désirée.

Comme nous en avons parlé dans notre émission dédiée à ce sujet, l’une des principales revendications des Gilets Jaunes est le RIC, acronyme de Référendum d’Initiative Citoyenne, bref un modèle politique à la Suisse. Encore plus de démocratie libérale ! Comme si c’était cela qui allait sortir le peuple français du marasme économique ! Quant aux pauvres « Catholiques » égarés, croient-ils qu’il faut faire confiance au peuple et organiser des assemblées constituantes par tirage au sort pour retrouver un tant soit peu de moralité en politique ? Mais bien sûr, le peuple français est tellement « pur », on le voit à chaque résultat électoral ou sondage d’opinion …

Ce n’est pas plus de démocratie que nous avons besoin, c’est du Règne Social de Jésus-Christ, quitte à ce que cela passe par une bonne dictature Catholique si Dieu le souhaite !

Voici un petit aperçu de la situation politique dans la Suisse qui fonctionne justement sur base du RIC :

Franc-maçonnerie

Dans les années 30, la Suisse a organisé un référendum d’initiative populaire sur la légalité de la maçonnerie. La population a voté largement en faveur de son maintien. Alors oui, maintenant, vu la mauvaise publicité qu’elle se trimbale, il est possible qu’un vote là-dessus aboutisse à son interdiction, mais croyez-vous vraiment qu’un retour à une société d’ordre arrivera ainsi ? Cet exemple suisse tend à montrer que non…

L’initiative populaire « Interdiction des sociétés franc-maçonniques » était une initiative populaire antimaçonnique suisse, rejetée par le peuple et les cantons le 28 novembre 1937. Ce fut la seule votation fédérale organisée dans le pays cette année-là.

L’initiative proposait de modifier l’article 56 de la Constitution fédérale qui fixe le droit d’association en excluant explicitement les « sociétés franc-maçonniques, les loges maçonniques et Odd Fellows » ainsi que « les associations affiliées ou similaires » qui sont interdites sur le territoire de la Confédération.

Les francs-maçons suisses, pendant les années 1930, sont organisés en 41 loges qui relèvent toutes de la grande Loge suisse Alpina, sauf une à Genève qui relève du Grand Orient de France

Soumise à la votation le 28 novembre 1937, l’initiative a été refusée par 18 6/2 cantons, soit tous à l’exception de Fribourg, et par 68,7 % des suffrages exprimés.

Voir sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_populaire_%C2%AB_Interdiction_des_soci%C3%A9t%C3%A9s_franc-ma%C3%A7onniques_%C2%BB

Avortement

Les organisations féministes ont remporté une grande victoire le 2 juin 2002, lorsque les citoyens suisses ont accepté la décriminalisation de l’avortement après moult débats et émois.

Voir sur : https://www.letemps.ch/suisse/guerilla-lavortement-une-histoire-suisse

Euthanasie

« En Suisse, l’assistance au suicide n’est pas punissable, pour autant qu’elle ne réponde pas à un mobile égoïste. Cette réglementation libérale permet à la fois de protéger la vie humaine et de respecter la volonté des personnes souhaitant mettre fin à leurs jours. La Suisse se distingue, sur ce plan, des pays qui l’entourent, ce qui a entraîné l’apparition du phénomène dit du « tourisme de la mort », avec ses conséquences indésirables. Il reste à savoir si ces deux formes d’euthanasie doivent être réglées expressément au niveau la loi. En revanche, il ne fait pas de doute que l’euthanasie active directe (homicide intentionnel visant à abréger les souffrances d’une personne) doit rester punissable dans tous les cas. »

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Euthanasie_en_Suisse

Vaud devient le premier canton suisse à inscrire l’assistance au suicide dans la loi. Au terme d’une campagne intense, les citoyens ont très nettement accepté dimanche le contre-projet du Conseil d’Etat, le préférant à l’initiative d’Exit. Le texte adopté dimanche par 61,6% des voix fixe un cadre légal au suicide assisté dans les EMS reconnus d’intérêt public et les hôpitaux. (…)

« Le recours à l’assistance au suicide n’est plus seulement une liberté. C’est désormais un droit », s’est félicité le président d’Exit suisse romande Jérôme Sobel. « Nous allons maintenant devoir apprendre à utiliser ce nouveau cadre légal. »

Source : https://www.rts.ch/info/regions/vaud/4067541-vaud-s-oppose-a-exit-mais-accepte-une-loi-sur-le-suicide-assiste.html