Le Catholicisme est désormais (censé être) la religion dominante aux Pays-Bas

Si 24 % des Néerlandais sont aujourd’hui catholiques, une majorité de la population estime toutefois n’appartenir à aucune communauté religieuse.

La foi aux Pays-Bas n’est plus ce qu’elle fut pendant des siècles. Allant contre une idée reçue qui perdure, le catholicisme, et non le protestantisme, est devenue la religion dominante du royaume, avec 24 % de citoyens relevant de cette croyance. En outre, pour la première fois, la majorité des Néerlandais (50,7 %) se disent n’appartenir à aucune communauté religieuse et ne sont pas croyants, selon les données du Bureau des statistiques CBS.

Alors que 54 % de la population reconnaissaient encore avoir une confession religieuse en 2012, ils ne sont que 49,3 % dans ce cas aujourd’hui. Parmi ces derniers, 15 % pratiquent le culte protestant – toutes branches confondues. Le pays compte par ailleurs 5 % de musulmans et 6 % de croyants en une autre religion, dont le bouddhisme et le judaïsme.

Source : https://www.lesechos.fr/monde/europe/0600017761637-ca-se-passe-en-europe-le-catholicisme-est-desormais-la-religion-dominante-aux-pays-bas-2215889.php

Notre ami Valentin W. nous a commenté cet article :

La crise de l’Occident apostat a quand même ses bon côtés. Le pays de Saint Pierre Canisius, Sainte Lydwine, Saint Willibrord, Thomas a Kempis et bien d’autres a toujours conservé une communauté catholique, contrairement à la Scandinavie, où là le catholicisme fut complètement exterminé socialement. Une église hollandaise faible numériquement à partir de la Réforme, mais dont le zèle et le courage mis au service de l’Église compensaient largement la petitesse visible.

Après que la République hollandaise eut interdit la religion catholique dans les années 1580, les Pays-Bas devinrent un territoire de mission sous l’autorité canonique de la Congrégation pour la Propagation de la Foi (dite mission de Hollande). La hiérarchie épiscopale n’a pas été restaurée avant 1853, cela dit. À la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècles, les catholiques formaient un groupe social distinct, avec leurs propres écoles, leurs stations de radio et de télévision, leurs hôpitaux, leurs syndicats et leurs partis politiques.

Entre 1860 et 1960, la vie et les institutions de l’Église catholique ont prospéré. Cette période s’appelle « La riche vie romaine » (en néerlandais : Het Rijke Roomse leven). Au cours de cette période, le nombre de catholiques dans la population néerlandaise a augmenté pour atteindre une parité approximative avec les protestants, comme en Irlande du Nord, en Écosse, en Suisse et en Allemagne.

C’est la révolution conciliaire qui mit fortement à mal le zèle missionnaire en Hollande. Après 1970, l’accent mis sur les concepts et les traditions catholiques tels que l’enfer, le diable, le péché, la confession, l’agenouillement, la catéchèse, le fait de placer l’Hostie sur la langue et les interdits portés sur le remariage des divorcés, le divorce en lui-même et les relations sexuelles avant le mariage ont rapidement disparu ; ces points sont rarement, sinon jamais, mentionnés dans le pseudo-catholicisme conciliaire hollandais moderne, encore plus moderniste sur bien des points que celui qui sévit actuellement à Rome.

Mais si les conciliaires s’acharnent à dévitaliser et défigurer notre Sainte Religion, cela doit être mis en rapport avec l’inéluctable fragmentation des sectes protestantes. L’anglicanisme est considéré par beaucoup d’historiens des religions comme un cadavre en sursis. Le luthéranisme comme le calvinisme sont parfaitement inaptes à fournir une réponse crédible à la modernité (fondés sur le refus de la Tradition apostolique, ils n’ont pas en eux ce principe de Vie leur permettant de faire face au temps). Prions pour qu’il en soit de même rapidement pour la secte conciliaire, prions pour les Pays-Bas, pour qu’ils retrouvent le chemin de la vraie Foi.