Le président tanzanien fait le travail

John Magufuli, président de la Tanzanie, se décrit lui-même comme « Catholique dévot » (cfr sa fiche wikipedia en Anglais). Nous ignorons ses positions exactes par rapport à la question de Vatican II et des hérésies des imposteurs qui ont occupé successivement le Siège pontifical mais il apparaît clairement qu’il mène une politique bien sympathique au niveau moral.

Autoritaire, il se fait surnommer le « bulldozer ». Son mandat se caractérise essentiellement par une lutte énergique contre la corruption. D’importantes sommes qui s’évaporaient auparavant dans la fraude fiscale sont désormais investies dans l’éducation et la lutte contre la pauvreté. Afin de montrer l’exemple, il a également réduit son salaire de 15 000 à 4 000 dollars par mois, devenant de ce fait l’un des chefs d’État africains à la rémunération la moins élevée.

Dernièrement, en Septembre 2018, il a déclaré que ceux qui utilisent les contraceptifs sont trop lâches pour alimenter une grande famille, encourageant ainsi son peuple à ignorer la malfaisante propagande occidentale à ce sujet ; ceci a bien sûr fait pleurer Amnesty International.

Il lutte également activement contre le péché contre-nature. En juin 2017, il avait affirmé que « même les vaches » réprouvent cela. Les sodomites tanzaniens peuvent être emprisonnées jusqu’à 30 ans (dommage qu’il n’applique pas encore la peine de mort). Sous son mandat, le gouvernement tanzanien a interdit les projets financés par les États-Unis qui proposent des tests de dépistage du VIH, des préservatifs aux invertis ; il préfère plutôt lutter contre leurs abominables pratiques ! Récemment, il vient de lancer une campagne de répression à l’échelle nationale, menaçant d’arrêter et de renvoyer tout étrabger faisant campagne pour ce péché qui réclame vengeance devant la face de Dieu. Son commissaire régional de Magufuli pour la capitale Dar es Salaam, capitale économique du pays, vient par ailleurs de lancer une vaste campagne d’arrestation le mois dernier, annonçant qu’un comité de 17 membres, composé de policiers, d’avocats et de médecins, avait été formé pour identifier les contre-natures (avec notamment de sérieux tests médicaux). Il a par ailleurs demandé lundi soir aux citoyens de dénoncer les homosexuels, promettant des arrestations. « Je sais que lorsque je dénonce l’homosexualité, il y a des pays qui sont fâchés contre moi. Mais je préfère courroucer ces pays que courroucer Dieu« , a souligné le gouverneur Paul Makonda que les médias précisent qu’il est de foi chrétienne.

Bien sûr, encore une fois, nous ignorons leur positionnement religieux exact par rapport au Catholicisme, mais au moins ils font le travail. Que Dieu bénisse la Tanzanie et en fasse une vraie Chrétienté !