Des religieuses conciliaires encore un peu « trop traditionnelles »

Dans le petit village de Saint-Aignan-sur-Roë, les religieuses de la Congrégation des Petites Sœurs de Marie veulent se battre. Le Vatican leur reproche une pratique trop rigoriste de la religion catholique, et veut leur imposer une nouvelle Mère supérieure.

Ces religieuses sont entrées en résistance… contre le Vatican. À Saint-Aignan-sur-Roë, en Mayenne, les 31 membres de la Congrégation des Petites Sœurs de Marie refusent l’arrivée d’une nouvelle Mère supérieure imposée par Rome.

Tout est parti d’une visite d’inspection diligentée par le Vatican, qui a abouti à un chapelet de griefs : « trop de prières, une gestion des sœurs trop cadrée, un habit religieux trop traditionnel… » L’Eglise catholique enjoint la congrégation à fusionner avec la maison de retraite, dont elle est la fondatrice, mais qui est gérée depuis par une association. Surtout, la supérieure actuelle a été suspendue et doit être mutée à 700 kilomètres du petit village de moins de 900 habitants, avec interdiction d’entrer en contact avec sa communauté. (…)

« On demande aux sœurs de se déshabiller ». Les 31 membres de la congrégation risquent d’être prochainement relevés de leurs vœux par le Vatican, c’est-à-dire de redevenir des laïques. Dans leur lutte, elles sont épaulées par un comité de soutien, dont fait partie le maire de la commune, Serge Launoy. Il assure que les Petites Sœurs de Marie n’ont rien d’intégristes fanatiques, et dénonce un « deux poids-deux mesures ».

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