« Une société sans liberté de conscience, c’est une dictature »

Tous les gentils et bons « Catholiques » conciliaires ont relayé l’appel de Michel Aupetit, « archevêque » de Paris, à se mobiliser contre la PMA et la GPA dans le journal Le Parisien du 30 Septembre. Si en soi nous devons lutter contre ces monstruosités mécréantes, certains passages de l’interview posent évidemment problème, notamment la question de la fameuse « clause de conscience » contre l’avortement qu’il défend, à juste titre, mais au nom de la « liberté de conscience » car, dit-il, « Une société sans liberté de conscience, c’est une dictature. » Cette phrase, qui a été reprise pour titrer cette interview, est très claire : il utilise les armes du libéralisme pour défendre une bonne cause, ce qui est malheureusement systématique dans le monde dit « Catholique » actuel …

Cette idée que la liberté de conscience (auquel pourraient donc prétendre les ennemis de Dieu aussi) serait une dictature, au sens évidemment négatif du terme, renforce donc le fait qu’il n’emploie plus un langage catholique mais un langage libéral pour lutter contre les PMA et la GPA. Nous n’allons pas perdre notre temps à analyser toute l’interview émaillée d’erreurs de ce type, l’essentiel du problème est dans cette petite phrase.

Pour rappel, la notion de « liberté de conscience » est condamnée par l’Église Catholique.

Dans l’encyclique Mirari Vos de 1832 par le pape Grégoire XVI, la liberté de conscience, « donnée et garantie à chacun » est une « erreur des plus contagieuses, qui, pour la ruine de l’Église et de l’État, va se répandant de toutes parts, et que certains hommes, par excès d’impudence, ne craignent pas de représenter comme avantageuse à la religion ». Nous sommes en plein dedans !

Dans l’encyclique Quanta Cura, le pape Pie IX se référera à Grégoire XVI en disant : « En conséquence de cette idée absolument fausse du gouvernement social, ils n’hésitent pas à favoriser cette opinion erronée, on ne peut plus fatale à l’Église catholique et au salut des âmes, et que Notre prédécesseur d’heureuse mémoire, Grégoire XVI, appelait un délire, savoir, que « la liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme, qui doit être proclamé et assuré dans tout État bien constitué ; et que les citoyens ont droit à la pleine liberté de manifester hautement et publiquement, leurs opinions, quelles qu’elles soient, par la parole, par l’impression ou autrement, sans que l’autorité ecclésiastique ou civile puisse le limiter. » Or, en soutenant ces affirmations téméraires, ils ne pensent pas, qu’ils prêchent une liberté de perdition, et que, s’il est toujours permis aux opinions humaines d’entrer en conflit, il ne manquera jamais d’hommes qui oseront résister à la Vérité et mettre leur confiance dans le verbiage de la sagesse humaine, vanité extrêmement nuisible que la foi et la sagesse chrétiennes doivent soigneusement éviter, conformément à l’enseignement de Notre-Seigneur Jésus-Christ lui-même. »

Que « Mgr » Michel Aupetit se rassure donc, ça ne nous dérange pas de vivre en dictature, tant qu’elle est Catholique ! Et lui ?

Et pour terminer, nous devons être honnêtes ; ici, nous sommes favorables à la PMA, mais pas tout à fait la même : la Peine de Mort pour les Avorteurs ! 😊