Oui, les vêtements indécents perturbent les hommes !

Nous tenions à réagir à un article récemment repris de France Bleu, expliquant que des lycéennes de l’Hérault (école mécréante et mixte) se plaignaient d’un comportement « sexiste » de leur proviseur après avoir avoir été renvoyées chez elles parce qu’elles portaient des shorts jugés « trop courts ». Le proviseur en question justifiait sa décision pour les raisons suivantes : « Ces vêtements sont indécents et peuvent perturber et déconcentrer les garçons ».

Il n’en a pas fallu plus pour que l’affaire suscite l’ire des féministes et de certains journalistes sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, comme d’habitude …

Voir l’article en question : https://www.sudouest.fr/2018/09/30/sexisme-des-lyceennes-de-l-herault-renvoyees-chez-elles-a-cause-de-shorts-trop-courts-5436114-4699.php

Et voici une petite sélection de tweets :

Bref, c’est toujours la même chose ; les femmes devraient pouvoir s’habiller de façon indécente sans que cela provoque chez les hommes la moindre arrières pensée, alors que c’est justement le point faible de ceux-ci …

On nous racontait un jour une histoire vraie avec deux jeunes gens (Catholiques) qui avaient été surpris en flagrant délit par un Prêtre en train d’épier une fille occupée à cuisiner et qui devait certainement être très jolie. Le Prêtre, qui avait compris tout leur petit manège, leur demanda ce qu’ils faisaient. Les deux filous bégayèrent. Il leur demanda alors : « Vous étiez venus épier la petite cuisinière ? » ; ce à quoi, ils répondirent : « Heu … Non … Heu … » ; et, alors qu’il savait très bien qu’ils lui mentaient, il leur répondit : « Pourquoi, vous n’êtes pas des hommes ? »

L’homme est ce qu’il est, avec sa nature et ses tentations qui le travaillent. Les médias voudraient nous faire croire que nous devrions aller en cours, prendre le métro ou marcher dans la rue sans être assaillis de la moindre pensée égarante et honteuse quand nous croisons des femmes court-vêtues. En réalité, en tant que jeunes gens Catholiques, nous devons constamment lutter contre ces pensées, et si nous luttons c’est parce que nous pouvons potentiellement, malheureusement, pécher en pensée, en parole ou en acte sur ces choses. Quant aux hommes dans la mécréances, n’en parlons même pas, ils n’ont pour la plupart pas conscience qu’ils doivent lutter. Il va sans dire que les hommes sont extrêmement faibles et fragiles sur ces points, tout cela relève de l’évidence la plus élémentaire et il est incroyable que de nos jours il faille le rappeler !

Quand des hommes – qui peuvent parfois se prétendre « Catholiques », malheureusement – nous expliquent que les femmes devraient se vêtir comme elles l’entendent, en mini-jupes ou mini-shorts, et que ce n’est pas pour autant que de mauvaises pensées peuvent les assaillir, nous leur répliquons tout simplement … : Pourquoi ? Vous n’êtes pas des hommes ?

Voilà pourquoi vous devez bien vous vêtir, mesdames. 🙂

Que les femmes portent des habits décents, se parant avec pudeur et simplicité.
(1 Thimotée, 2:9)

I. Que les curés surtout et les prédicateurs, quand l’occasion leur en est offerte, insistent, reprennent, menacent, exhortent les fidèles, selon les paroles de l’apôtre Paul, afin que les femmes s’habillent d’une manière qui respire la modestie et qui soit la parure et la sauvegarde de la vertu; qu’ils exhortent les parents à ne pas permettre que leurs filles portent des toilettes immodestes.
II. Que les parents, se rappelant la grave obligation qui leur incombe de prendre soin de l’éducation avant tout religieuse et morale de leurs enfants, veillent, avec une particulière vigilance, à ce que leurs filles, dès leurs plus jeunes années, soient solidement instruites de la doctrine chrétienne. Que, par leurs paroles et par leurs exemples, ils mettent tout leur zèle à exciter, dans l’âme de leurs enfants, l’amour de la modestie et de la chasteté. Qu’ils s’efforcent d’élever et de diriger leurs enfants en s’inspirant des exemples de la Sainte Famille, de manière que tous, à la maison, trouvent un motif et un stimulant pour l’amour et la pratique de la modestie.
III. Que les parents interdisent à leurs filles la participation aux exercices publics et aux concours de gymnastique ; si leurs filles sont obligées d’y prendre part, qu’ils veillent à ce qu’elles mettent des habits qui respectent la décence et ne tolèrent jamais les costumes immodestes.
IV. Que les directrices de pensionnat et les maîtresses d’école s’efforcent d’inspirer à leurs élèves l’amour de la modestie. Elles les amèneront ainsi efficacement à se vêtir modestement.
V. Que ces directrices et ces maîtresses n’admettent pas dans leurs établissements ou leurs classes des élèves — et même les mères de celles-ci — qui s’habilleraient peu modestement ; si elles ont été admises et qu’elles ne s’amendent point, qu’elles les renvoient.
VI. Que les religieuses, fidèles aux prescriptions données le 23 août 1928 par la Sacrée Congrégation des Religieux, refusent d’admettre dans leurs pensionnats, leurs classes, leurs oratoires, leurs salles de récréation — ou renvoient si elles ont été admises, — les jeunes filles qui ne gardent pas la retenue chrétienne dans la manière de se vêtir ; que les religieuses elles-mêmes, dans l’éducation des enfants, prennent un soin particulier d’enraciner profondément dans leurs âmes la sainte pudeur et la modestie chrétienne.
VII. Qu’on établisse et propage des associations féminines qui se fixent pour but de refréner, par leurs conseils, leurs exemples et leur action, les abus contraires à la modestie chrétienne dans la façon de se vêtir et se proposent de promouvoir la pureté des mœurs et la modestie dans l’habillement.
VIII. Dans les associations pieuses de femmes, qu’on n’admette point celles qui s’habillent sans modestie ; si des membres de l’association sont répréhensibles en ce point, qu’on les reprenne et, si elles ne s’amendent point, qu’on les exclue.
IX. Qu’on interdise aux jeunes filles et aux femmes qui s’habillent d’une manière immodeste l’accès de la Table sainte, le rôle de marraine au baptême et à la confirmation, et, si les circonstances le comportent, l’entrée même de l’église.
X. Aux fêtes de l’année qui offrent une occasion particulièrement opportune d’inculquer la modestie chrétienne — surtout aux fêtes de la bienheureuse Vierge Marie, — que les curés, les prêtres directeurs des Unions pieuses et des associations catholiques ne manquent pas de rappeler aux femmes, dans un discours de circonstance, les devoirs de la modestie chrétienne dans la façon de se vêtir et de les encourager à ne pas les négliger.
À la fête de l’Immaculée Conception, que l’on institue chaque année des prières particulières dans les églises cathédrales et paroissiales et qu’à la même occasion, autant que faire se peut, on exhorte le peuple chrétien par des prédications solennelles.
XI. Que le Conseil diocésain de vigilance dont il est question dans la déclaration du Saint-Office du 22 mars 1918 traite ex professa, au moins une fois l’an, des moyens les plus aptes à favoriser chez les femmes la modestie chrétienne.
XII. Afin que cette action salutaire se développe avec efficacité et plus sûrement, les évêques et autres Ordinaires de lieu, tous les trois ans, en même temps que le rapport sur l’instruction religieuse dont traite le Motu proprio Orbem catholicum du 29 juin 1923, donneront aussi à cette Sacrée Congrégation un compte rendu sur la condition et l’état des modes vestimentaires féminines et les mesures adoptées d’après les règles de cette instruction.
Donné à Rome, au palais de la Sacrée Congrégation du Concile, le 12 janvier, en la fête de la Sainte Famille, l’an 1930.

D. card. SBARRETTI, évêque de Sabine et Poggio Mirteto, Préfet.
JULES, évêque de Lampsacus, Secrétaire.