La France, fille aînée de la mécréance

Nous sommes dernièrement tombés sur des chiffres interpellants tirés d’un sondage réalisé par l’association WIN/Gallup International en 2012. Le constat est clair : Plus de la moitié des Français ne se réclament d’aucune religion. Schéma à l’appui ! Cette association de sondages a demandé à plus de 50 000 personnes dans 57 pays si elles se considéraient « religieuses », « non religieuses » ou « athées convaincues ». A cette question, presque un tiers des Français se déclare athée et un autre tiers « non religieux » ! Seuls 37% se définissent comme « religieux » (conciliaires, protestants, judaïques, bouddhistes, mahométans, néopaïens et amateurs de spiritualité amérindienne compris, bien sûr).

D’après le journal La Vie de Mars 2015, Environ 70% des Français seraient baptisés (dont 53% ont plus de 45 ans).

Par ailleurs, selon un sondage de l’IFOP datant de 2009 pour le journal La Croix, seuls 4,5 % de Français seulement disent fréquenter une église le dimanche.

Voilà où en est la fameuse « Fille aînée de l’Église », pour reprendre l’appellation que ne cessent de nous rabâcher les providentialistes. En attendant, depuis deux siècles, la France est le fer de lance – avec l’Allemagne, le Royaume-Unis et les États-Unis – de la révolution libérale et donc de la déchristianisation qui s’est propagée partout dans le monde. Désolé, les faits et les chiffres sont là, même s’ils font mal. On est avec Jésus-Christ ou on est contre lui, on est avec l’Église ou on est contre elle.