La peine de mort, un acte de justice et de Charité

Voici l’une des plus terribles phrases faisant partie de la mise à jour du pseudo-« Catéchisme Catholique » par la secte d’occupation moderniste sur la question de la peine de mort :

« On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit, et qui n’enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir. »

On s’interroge toujours sur ce que sont les « systèmes de détentions plus efficaces pour garantir la sécurité » en 2018 … Quelle hypocrisie. La seconde partie de cette phrase est encore plus terrible : « qui n’enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir. »

Ainsi, la peine de mort enlèverait définitivement au criminel la possibilité de se repentir ? C’est incroyable parce que l’intérêt de cette sentence est justement tout le contraire, comme l’a très bien expliqué Saint Thomas d’Aquin, le Docteur Angélique et le plus incontournable maître en matière de philosophie scolastique et de théologie catholique. La peine de mort est un acte de justice et de Charité ! :

« 2. Quand des amis tombent dans le péché remarque Aristote, il ne faut pas leur retirer les bienfaits de l’amitié, aussi longtemps qu’on peut espérer leur guérison. Il faut les aider à recouvrer la vertu, plus qu’on ne les aiderait à recouvrer une somme d’argent qu’ils auraient perdue; d’autant plus que la vertu a plus d’affinité avec l’amitié que n’en a l’argent. Mais, lorsqu’ils tombent dans une extrême malice etdeviennent inguérissables, alors il n’y a plus à les traiter familièrement comme des amis. C’est pourquoi de tels pécheurs, dont on s’attend qu’ils nuisent aux autres plutôt que de s’amender, la loi divine comme la loi humaine prescrivent leur mort. Cependant, ce châtiment, le juge ne le porte point par haine, mais par l’amour de charité, qui fait passer le bien commun avant la vie d’une personne. Et pourtant, la mort infligée par le juge sert au pécheur, s’il se convertit, à l’expiation de sa faute, et s’il ne se convertit pas, elle met un terme à sa faute, en lui ôtant la possibilité de pécher davantage. »

Somme théologique II II 25 art. 6